Génération Gris – Génération 4 – Chapitre 60
Phoebe est un ange. Loin d’être une tornade comme Prue ou aussi déstabilisante comme Piper, notre benjamine se différencie par son calme et sa discrétion. Par moment, c’est à se demander si nous avons bien trois enfants tellement Phoebe reste en retrait et se contente d’observer le monde qui l’entoure.
Je ne sais pas si je dois m’inquiéter qu’elle trouve bien sa place dans la fratrie ou être soulagée qu’elle soit si différente de ses aînées.
Maman m’a dit que ma petite dernière a simplement une âme d’artiste. En effet, Phoebe s’est passionnée pour le dessin et les activités manuelles. Elle passe la majeure partie de son temps à gribouiller sur ses feuilles blanches ou à faire des origamis. Là où Prue boude quand il pleut dehors, Phoebe est ravie de pouvoir rester à l’intérieur pour pouvoir dessiner ou fabriquer des trucs.
Sa chambre est vite envahie de ses créations, mais elle en fait également profiter tout le monde. Quand nous avons célébré l’anniversaire de Luke -qui est devenu un grand gaillard maintenant!-, elle lui a offert plein de dessins et un joli animal en papier mâché. Je ne suis pas certaine qu’il en fasse grand usage à son âge, mais il a eu la gentillesse de lui faire un grand sourire et de lui promettre de les exposer dans sa chambre.
Quand elle ne s’enferme pas dans sa chambre, Phoebe n’hésite pas à envahir la table du salon avec ses fournitures. La majorité du temps, elle pense à ranger quand elle a terminé ses créations, mais il arrive qu’elle laisse trainer du papier, sa trousse ou de la colle. Personnellement, je serai mal placée pour lui dire quoi que ce soit, mais cela rend chèvre Will. Même s’il a toujours le droit à un origami en guise d’excuse.
Phoebe n’a pas l’esprit logique de Piper, mais elle a très bien compris comment amadouer son père.
-Je peux m’installer là ? J’ai des exercices de sciences à terminer. Demande Yumi à Phoebe, venue passer le reste de l’après-midi à la maison après l’école.
-Si l’odeur de la colle ne te gêne pas, y’a pas de soucis !
Yumi secoue la tête de droite à gauche, puis s’installe à table en face de sa cousine. Phoebe reste concentrer sur sa création en papier pendant que Yumi tente de faire ses devoirs. Elle fronce les sourcils, souffle, râle, avant de laisser tomber sa tête sur son cahier de sciences.
-Qu’est-ce qui t’arrive ? L’interroge Phoebe, en levant les yeux de sa tâche.
-Je déteste la physique. J’y comprends rien. Celui qui a inventé ça détestait l’humanité. Soupire Yumi, dépitée par ses exercices.
-Je suis en train de faire un panda en papier mâché, je pourrai te le donner si tu veux !
-C’est gentil Phoeb’, mais c’est pas un panda qui va m’aider à faire mes devoirs.
-Demande à Piper de t’aider, elle termine toujours ses devoirs en deux secondes top chrono !
-Qu’est-ce qui se passe ? Demande justement cette dernière, ayant entendu son prénom en entrant dans le salon pour rejoindre sa petite soeur et sa cousine.
-Je galère en sciences, tu veux bien m’aider ? Lui répond Yumi, le regard suppliant et plein d’espoir.
L’air fatigué, Piper se contente d’hocher la tête. Observant la scène, Phoebe ne tarde pas à froncer les sourcils.
-Piper, ça ne va pas ?
-Vous trouvez que je suis bizarre ? Questionne-t-elle après une hésitation.
Yumi et Phoebe, surprises par sa question, se lancent un regard interloqué, ne sachant quoi répondre à sa question qui semble sortir de nul part. C’est bien la première fois que Piper se posait se genre de question.
-J’arrête pas d’y penser depuis que Prue s’est battue avec l’autre nigaud…
-Comme tu le dis, c’est un abruti. N’écoute pas ce qu’il dit, ce n’est pas vrai que tu es bizarre. Lui répond avec bienveillance Yumi.
-Oui, il est débile, admet Piper sans difficulté, mais j’y réfléchis depuis, et je vois bien que je ne suis pas comme les autres. Enfin, que je ne réfléchis pas comme tout le monde. Je… Je ne sais pas trop comment l’expliquer… Soupire-t-elle finalement, avant d’aller sa chercher du yaourt dans le frigo et de s’installer à table.
-Et c’est grave de ne pas être comme les autres ? Interroge Yumi, alors que Piper se contente de hausser les épaules. Je vais pas te mentir. Oui, tu es différente, mais nous sommes tous différents des uns des autres. Si nous étions tous pareils, ce serait nul. Tu imagines si tu étais comme l’autre naze ?
-Beurk ! S’exclame avec dégoût Piper, grimaçant rien qu’en s’imaginant aussi stupide que lui.
-Voilà ! Ce sont les autres qui sont nuls, toi, tu es juste intelligente… Tellement intelligente que tu vas aider ton adorable cousine avec son excice de physique à la noix.
-Je t’ai déjà dit que je t’aiderai, ce n’est pas la peine de me passer de la pomade. Sourit Piper, amusée par la dernière réplique de Yumi. En plus, la flâterie, ça marche pas avec moi.
-Au moins, je t’ai fait sourire !
-La plaie ! Il pleut ! Bougonne brusquement Prue qui rentre subitement dans le salon.
Yumi et Piper tournent la tête vers elles, interrompues dans leur discussion. Elles écoutent l’aînée de la tribut se plaindre de ne pouvoir aller nager, avant que Piper se contente de répondre que la pluie n’est pas censée l’empêcher de nager. Dans la piscine, elle sera déjà mouillée et ce n’est pas un peu de pluie qui va changer grand chose à cet état de fait.
Prue soupire en réponse, et lève les yeux au ciel, excédée par la réplique de sa cadette. Piper regarde le fond de son bol, perdue dans ses pensées. Elle réalise qu’elle a -encore- dit quelque chose qu’il ne fallait pas. Une réplique que personne ne songerait à dire. Face au silence, Yumi ne tarde pas à lancer une plaisanterie pour détendre l’atmosphère. Elle plaisante sur la note au ras des pâquerettes qu’elle va obtenir en sciences lors du prochain contrôle, tellement son niveau est nul. Prue renchérit en disant que les sciences ne sont pas son fort non plus. La scientifique de la maison, c’est Piper, c’est connu par tous.
C’est même à se demander de qui elle peut bien tenir, et Prue file se changer en riant.
Pendant ce temps-là, Phoebe se contente d’observer la conversation, et délaisse sa création en papier mâché pour se lancer dans un origami.
Sans rien dire, Piper termine son yaourt et va mettre son bol dans le lave-vaisselle. Elle s’apprête à rejoindre Yumi pour l’aider avec ses devoirs quand Phoebe la stoppe dans sa lancée.
-Tiens, c’est pour toi ! Dit-elle, en lui tendant un papillon rouge en papier.
-Euh, merci. Lui répond Piper en lui lançant un regard interloquée, tout en prenant l’origami. Elle l’observe un instant, remarquant que Phoebe s’est appliquée dans son papillon et qu’il est particulièrement réussi. Mais pourquoi tu me l’offres ?
-Comme ça, parce que tu es ma grande soeur. Se contente de répondre Phoebe dans un haussement d’épaules désinvolte, tout en offrant un grand sourire à son ainée.
Piper lui sourit à son tour, et s’empresse d’aller ranger le cadeau de sa soeur avant d’aider Yumi.
Le week-end suivant, la famille entière est à la maison. Et pour cause, nous fêtons l’anniversaire de Prue. Ma fille aînée va devenir une adolescente, et cela me fait tout drôle de la voir quitter l’enfance.
Mon aînée qui entre déjà dans l’adolescence ? J’ai dû mal à y croire ! Elle est née hier, ce n’est pas possible !
En attendant de souffler ses bougies, elle s’amuse à jouer les grandes avec son cousin, qui ne semble pas impressionné pour un sou.
-T’es drôle Prue, c’est beau de faire la grande. En attendant, c’est moi qui reste le plus vieux. Même si tu entres au lycée, tu restes une minus.
-Tu feras moins le malin quand je serai grande. J’ai peur de rien moi, n’est-ce pas Piper ?
-Aucune envie de participer à votre combat de coq. Soupire la cadette avant de retourner au rez-de-chaussée. Piper refuse de prendre parti entre sa soeur et son cousin et pour être honnête, elle ne connait même pas l’enjeu de leur conversation.
-Ca y est, mademoiselle s’est castagnée contre un gars, et elle joue les dures ? Se moque Luke, amusée par l’attitude de sa cousine.
-Je montre aux autres qu’il ne faut pas me chercher, ni moi, ni mes soeurs !
-Je suis un excellent grand frère d’abord ! Proteste Luke, outré, avant de chercher du soutien auprès de Rose. Il s’offusque quand cette dernière fait mine de réfléchir. -C’est la lose d’être le seul mec dans cette famille de fou ! Bande d’ingrates !
Dépitée que la moitiée des enfants fassent bande à part à l’étage, je ne tarde pas à leur demander de descendre. Prue ne tarde pas à râler, et Luke s’empresse de la taquiner en lui affirmant qu’elle est encore une enfant qui doit obéir à sa maman. Elle lui lance un regard agacé, et Rose rappelle sans attendre que leur mère l’a privé de sorties parce qu’il était rentré trop tard après sa séance de cinéma avec ses copains.
-Espèce de balance. Soupire-t-il, dépité, alors que Prue saute sur l’occasion pour se moquer de son cousin.
Quant à nous, nous nous amusons à les observer faire en comptant les points.
C’est aussi pour ça que je leur ai demandé de descendre : pour être aux premières loges de leurs joutes verbales.
Mais très vite, je remarque l’absence de ma mère et de mon frère. Intriguée, je commence à les chercher dans l’optique de les prévenir que nous allons bientôt sortir le gâteau. Si nous attendons plus longtemps, Prue va y installer elle-même les bougies et les souffler toute seule.
Elle n’attend que ça depuis ce matin ! Pourquoi est-elle si pressée de grandir ? Cela doit l’amuser de nous filer un coup de vieux, j’en suis sûre !
-Vous faites une contre soirée ? M’exclamé-je avec surprise, quand je les trouve enfin, cachés dans la salle de bain. Vous râtez un spectacle d’enfer avec Prue qui s’amuse à donner des conseils à Luke pour ne pas se faire pincer quand il dépasse le couvre-feu…. A la réflexion, je devrais peut-être m’inquiéter d’ailleurs, plutôt que d’en rire…
-La digne fille de sa mère. Rit Maman, alors que je vois que Grégory est embarrassé. Je leur lance un regard suspicieux, les interrogeant en silence sur ce qu’ils étaient en train de trafiquer dans cette salle de bain, à l’abris des regards.
-Comment va Will ? Craque le premier mon frère, alors que ma mère semble se passionner par la faïence de la salle d’eau.
Mon sourire disparait aussitôt quand je comprends. Ils s’inquiètent et, j’ignore de quoi retournait exactement leur conversation, mais ils ont du voir quelque chose en arrivant à la maison pour qu’ils aient besoin de s’isoler.
-Ca va, étant donné les circonstances. Il suit sa thérapie.
-Et toi, comment tu vas ? M’interroge ma mère avec sollicitude.
-Cela n’a pas d’importance.
-Bien sûr que si. Will vit une période difficile, et nous pouvons que le comprendre. M’assure Maman, alors que je me sens subitement gênée. C’est l’anniversaire de Prue, je n’ai aucune envie de discuter de tout cela aujourd’hui. Mais nous voyons bien que tu prends tout sur tes épaules, et… Disons que tu as l’air fatiguée ces derniers temps.
-Du coup, on pensait prendre les enfants durant les prochaines vacances. Propose Grégory, avec prudence, devinant mon embarras. Histoire de vous soulager, tous les deux.
-Et si tu veux, on peut se faire une sortie toutes les deux, ma puce ?
-C’est gentil, mais ça va aller. Refusé-je en secouant la tête. Grég, tu as déjà tes deux enfants à gérer, donc je ne peux pas te demander d’en gérer trois de plus aussi longtemps. Surtout avec Prue et Piper qui se prennent la tête un jour sur deux. Et maman, je sais que tu détestes mettre le nez dehors.
-Mais…
-Ecoutez, oui, ce n’est pas tous les jours faciles, mais il y a du progrès. Will commence à sortir la tête de l’eau, notamment grâce à notre vie de famille sur laquelle il peut se raccrocher. Je ne suis pas certaine que lui retirer ses enfants le soulage tant que ça. Enfin, j’en sais rien. Ce n’est pas simple tous les jours, mais nous arrivons à nous en sortir.
Je les vois se lancer un regard, et je soupire. Je sais qu’ils ne pensent pas à mal. Ils ne sont pas les premiers à proposer d’emmener les enfants quelques jours. Gabriel l’a déjà fait, et Sofia également. Si j’accepte qu’ils les emmènent une après-midi, quand Will est particulièrement déprimé, je suis réticente à les voir partir plusieurs jours.
Ce serait comme envoyer le message que nous ne sommes plus en capacité de nous occuper de nos filles.
Je sais que cela part d’une bonne attention, mais cela n’est pas le moment. Pas comme ça du moins.
Alors que je convaincs Maman et Grégory de retourner au salon pour profiter de l’anniversaire de mon ainée, j’entends Sofia parler de ses soucis à son travail. L’agence de décoration d’intérieur pour laquelle elle travaille a un nouveau directeur, et ce n’est pas la première fois qu’elle se plaint de sa stupidité et de son incompétence. Encore une fois, il a passé sa semaine à lui demander de s’occuper du café ou de tâches insignifiantes, alors qu’elle ne cesse de lui rappeler qu’elle est décoratrice et non son assistante.
-Tu as essayé de regarder s’il n’y a pas des postes ailleurs ? L’interroge Gideon, alors qu’elle lui répond que le secteur est bouché. Les postes sont rares et très demandés.
-J’essaie de la convaincre de se lancer en indépendante, mais elle n’est pas décidée ! Intervient Laura, alors que Sofia lève les yeux au ciel en réaction. Bah quoi ? Tu serais débarrassée de lui et tu gérerais ton travail et ton temps comme tu l’entends !
-Ca reste très risqué et rien ne dit que j’arriverais à me constituer une clientèle.
-Le cabinet veut rénover les bureaux dans les mois à venir. Intervient Will qui semblait ailleurs mais qui, visiblement, écoutait attentivement la conversation. Et j’ai un collègue qui a achète une maison à retaper complètement. Je pourrai très bien leur parler de toi. Avec les réseaux et le bouche-à-oreilles… Je pourrai t’aider avec les démarches aussi, si tu veux te lancer.
-Sans parler de tes clients actuels qui voudront peut-être te suivre. Ajoute Gabriel dans un hausement d’épaules.
Sofia les écoute avec attention, et finit par dire qu’elle va réfléchir.
Quant à moi, je sens mon coeur léger de voir Will proposer son aide pour un si gros projet, lui qui avait encore du mal à sortir du lit il y a quelques semaines.
Malgré la conversation sérieuse que nous avons, Prue ne tarde pas à se rappeler à notre bon souvenir. Mademoiselle veut souffler ses bougies, et elle commence à s’impatienter. Luke continue à la traiter de minus et elle veut lui montrer qu’elle n’est plus une enfant !
Ah si jeune et déjà si pressée !
Cela nous amuse plus qu’autre chose, et je ne tarde pas à aller chercher le gâteau et d’y installer les bougies. Nous souhaitons un bon anniversaire à Prue, qui s’empresse de souffler ses bougies comme si elle avait le diable aux trousses.
-C’est fou comme le temps passe vite. Soupire Gideon alors que Prue devient une belle adolescente.
-C’est ma fille qui devient ado et c’est toi qui déprime ? Souligné-je avec perplexité.
-Le coup de vieux n’épargne personne. S’amuse Will, en me lançant un regard complice.
-C’est pas faux. C’est la deuxième adolescente, il doit comprendre que ce sera bientôt le tour de sa propre fille et cela lui file le bourdon. Renchéris-je avec amusement.
-Qu’est-ce que ce sera quand elle sera majeure… Ajoute Will.
-Non mais ça suffit vous deux !
Maintenant que les bougies sont soufflées, Will coupe le gâteau et distribue des parts à tout le monde. J’observe ma part avec perplexité, ayant soudain l’appétit coupé. J’ai du mal à réaliser que ma fille aînée est déjà adolescente. Je n’ai signé nul part pour que le temps passe si vite, mais j’oublie vite mon coup de blues quand je la vois se chamailler avec son cousin.
Soudain, je me revoie à son âge. Je me revois, moi, la seule fille dans un groupe de mecs, à participer à des joutes verbales pour affirmer ma place.
Le temps ne fait pas que d’avancer, il se répète.
-Quand je les vois tous les deux, me souffle ma mère en désignant Luke et Prue, j’ai l’impression de vous voir toi et ton frère au même âge. C’est d’autant plus troublant que Luke ressemble à son père et Prue à toi.
Je souris à ma mère, qui se perd dans ses souvenirs. Pour ma part, quand j’observe ma fille, je remarque bien nos ressemblances, mais aussi celles avec son père. Prue est un parfait mélange de nous deux. Concernant Luke, Grégory ne peut nier sa paternité, mais il est également évident qu’il n’a pas fait son fils tout seul.
-Arrête ton char ! S’exclame soudainement Luke, me sortant de mes pensées. Nous, élèves du lycée d’Oasis Spring, on est bien plus cool que les petits péteux de San Myshuno !
-Genre ! Vous êtes restés à l’époque des dinosaures. Je suis sûre que si les parents y vont, ils diront que leur bahut a toujours la même gueule.
-Hey ! On n’est pas des dinosaures ! Proteste aussitôt Gideon, qui est aussitôt ignoré par les jeunes.
-C’est vintage madame, et le vintage, c’est cool ! Assure Luke, avant d’ajouter : et puis, comment tu peux débattre là-dessus, tu viens à peine de grandir, tu n’as jamais mis un pied dans une vraie école !
-On l’a visité le lycée, je te signale !
-Wahoou ! Je suis … pas du tout impressionné. Tente d’abord d’y survivre une semaine et après on en reparle !
-Roh ça va, c’est une école, pas une arrête des Hunger Games. Lève les yeux au ciel Prue, pas du tout impressionnée par les propos de son cousin.
-Cela prouve bien que tu n’y connais rien, très chère. Je suis sûr que l’autrice est traumatisée de ses années lycées et a écrit Hunger Games pour exorcicer ses souvenirs.
-Rien que ça !
-Luke, arrête de raconter des bêtises pour faire peur à ta cousine. Soupire Grégory d’un air blasé, alors que nous étions à deux doigts de sortir les pop-corns. Je lance un regard mauvais à mon frère, le traitant silencieusement de rabat-joie.
-Ne t’inquiète pas tonton, je sais bien que Luke n’est capable de sortir que des bêtises. Le jour où il sortira quelque chose d’intelligent, il pleuvra des grenouilles en tutu.
-Wahou, quelle réplique de fifou ! Pouffe Luke en réaction. Un conseil : évite de sortir ça au bahut, tu vas te faire lyncher et ta crédibilité et celle de tes soeurs seront réduites à néant.
-Qu’est-ce qu’elles viennent faire dans l’histoire ?
-Ma chère, sache qu’en tant qu’ainée, tu es celle qui va préparer le terrain pour celles qui passeront après toi. Si tu passes pour une loseuse, elles passeront pour des loseuses par extension. Si tu es cool, personne n’osera les embêter pour ne pas t’avoir à dos. C’est une lourde responsabilité, mais c’est bien la preuve que les aînés sont les meilleurs.
-La réputation de Prue n’aura aucune incidence sur nous. Soupire de dépit Piper, en levant les yeux au ciel.
-Peut-être pour Phoebe, mais sur toi, si ! Vous fréquenterez le bahut en même temps à un moment donné ! Lui rappelle Luke en donnant une petite tape sur le haut de la tête de Piper. Cette dernière s’empresse de râler et de repousser sa main, ce qui fait rire son cousin.
-Là-dessus, attends que Rose entre au lycée et on verra si ce que tu dis est juste ! Réponds Prue en secouant la tête, ne croyant pas un mot de son cousin.
Et puis, peu importe sa réputation, Prue a bien conscience que le caractère particulier de Piper se chargera de définir la sienne sans difficulté.
-Bon les jeunes, la réputation c’est surfait. L’important est que vos années lycées se passent bien et que vous ayez votre diplôme à la fin. Conclus-je leur débat, alors que Gideon ne finisse par rire. Je lui jette un regard noir, avant de lui rappeler, que je l’ai eu mon diplôme !
De justesse, certes, mais ça, mes filles ne sont pas obligées de le savoir !
Le chapitre a mis du temps à venir, mais le voilà. ^^ » Je suis désolée d’avoir mis autant de temps, je ne me suis absolument pas rendue compte que cela faisait aussi longtemps que je n’avais posté la suite !
J’avoue avoir eu besoin d’une pause et j’avais davantage envie de jouer tranquillement aux sims sur mon temps libre, et pas du tout envie d’écrire. Mais quand j’ai vu la dernière fois où j’ai posté, je me dis que, quand même, j’abuse un peu XD
Bref, la suite est là, et je vous présente la bouille ado de Prue ! 🙂 (Bon, on me souffle à l’oreille que j’ai oublié de prendre une photo de Luke dans le CUS, oups! Ce sera rectifié la prochaine fois!)
























































































































