Génération Gris – Génération 4 – Chapitre 15
-Je… je vais te laisser… Je…. Je crois que ça vaut mieux. Laisse-t-il échapper, avant de prendre le chemin de la sortie d’un pas lourd.
…
…
…
Boum boum…. Boum boum…
….
Boum boum…. Boum boum…
….
Une seconde.
….
Boum boum…. Boum boum…
Une seule petite seconde…
….
….
Boum boum…. Boum boum…
….
Qui peut tout changer…
…
…
Boum boum…. Boum boum…
Vite…
Boum boum…. Boum boum… Boum boum….
Avant qu’il ne soit trop tard…
Boum boum…. Boum boum… Boum boum….
Boum boum…. Boum boum… Boum boum… Boum boum…
Où est-il ? …
Boum boum…. Boum boum… Boum boum…. Boum boum…
Dans quelle direction est-il parti ?
Boum boum…. Boum boum… Boum boum…. Boum boum…
Boum boum…. Boum boum… Boum boum… Boum boum… Boum boum…
IL EST LA !
– WILL ! M’écrié-je en le voyant de l’autre côté de la rue, haletante, priant le ciel pour qu’il s’arrête.
Il se stoppe. Continue de me tourner le dos. Mon cœur tambourine dans ma poitrine.
Je crois que je n’ai jamais été aussi stressée de toute ma vie.
Je le rattrape. J’arrive à sa hauteur. Je le contourne pour lui faire face. Sans réfléchir, sans ajouter un mot, apercevant à peine son regard interrogatif, je me jette dans ses bras. Je suis incapable de prononcer un mot. Je me jette sur ses lèvres.
Il se fige. Le temps semble en faire de même. Le revirement de situation est brutal. Il ne doit pas y comprendre grand chose.
Les battements de mon cœur s’accélèrent, tandis que le temps ne semble pas reprendre son cours normal. Et s’il avait changé d’avis ? Et si, cette dispute ridicule avait tout gâché ? Est-ce qu’il est déjà trop tard ?
La surprise passée, je sens les bras de Will m’entourer. Il répond à mon baiser. Je me détends aussitôt et mon cœur s’envole. Je me sens plus légère, tandis que je savoure le moment. Le temps semble toujours arrêté, mais cela ne me dérange plus. Je n’ai pas envie que cela s’arrête, cet instant de tendresse et de passion, durant lequel les mots sont inutiles, n’ont pas leur place.
Il faudra parler, mais pas toute suite, pas maintenant.
Je veux juste profiter de sa présence et de sa douceur.
Je veux profiter de cette évidence.
Mais le temps finit toujours par revenir. Will libère mes lèvres, mais je reste collée à lui, réfugiée dans ses bras. Je m’accroche à lui comme si j’avais peur qu’il disparaisse. Je ne me suis jamais autant accrochée à un homme. Je suis bouleversée. Pendant un instant, j’ai eu peur de le perdre à tout jamais, alors que l’évidence venait tout simplement de me frapper. Pendant que j’ouvrais les yeux sur les sentiments de Will à mon égard, je découvrais également les miens. Qu’aurais-je fait si j’avais réagi trop tard ?
-Grace, tout va bien. Me souffle soudainement Will, tandis que j’essaie de retrouver une respiration normale. Tu n’avais pas besoin de courir.
-J’ai eu… peur de te perdre. Avoué-je en réponse, tout en restant agrippée à lui. Pendant une seconde… J’ai eu le sentiment que si je ne te rattrapais pas, je te perdrai à tout jamais.
-Andouille, jamais tu m’aurais perdu. M’assure Will, tout en déposant un baiser sur ma tempe.
-Pourquoi tu m’as rien dit ? Pourquoi tu ne m’as jamais rien dit ? L’interrogé-je, bouleversée, la voix tremblotante. Tout aurait pu être différent si tu me l’avais dit…
-Je te l’ai dit, j’étais persuadé que je n’avais aucune chance. M’avoue-t-il dans un soupir. Que j’étais bloqué dans la friendzone. Et je n’en ai pas toujours eu conscience aussi…
-Ca fait combien de temps ?
-Je… Je pense que je t’aime depuis toujours. Au début, je prenais ça pour une amitié très forte. Comment ça pouvait être autre chose ? Comment pouvais-je éprouver autre chose pour la petite sœur de mon meilleur ami ? J’ai commencé à avoir des doutes quand tu faisais croire à tout le monde, et à moi y compris, que tu sortais avec Gideon. J’ai compris quand tu es vraiment sortie avec Arthur. Mais à ce moment-là, il était déjà trop tard… Et après, ce n’était pas le moment de t’avouer quoique ce soit, et puis… J’ai fini par me dire que tu ne me verrais jamais autrement que comme un ami…
-Crétin. Maugréé-je, alors que je songe à tout ce temps perdu. Que ce serait-il passé si Will m’avait avoué ses sentiments plus tôt ?
-Nous sommes deux idiots, je crois… Admet-il sur un ton légèrement amusé, mais également plein de regrets. C’est moi ou tu es sortie en tee-shirt et en culotte ? Me demande-t-il après un silence où je retrouve petit à petit mon calme suite à ma course et au bouleversement de mes émotions.
-C’est mon côté Bridget Jones qui ressort. Lui dis-je simplement, un léger sourire apparaissant sur mes lèvres.
-Je te savais pas si adepte des comédies romantiques.
-Comme quoi, il y a encore des choses que tu ignores sur moi.
-Et je serai ravi de les découvrir. Me répond-t-il alors en plongeant son regard dans le mien. J’y décèle alors tout l’amour qu’il peut me porter et je me demande comment je ne l’ai pas remarqué plus tôt. En attendant, il vaudrait mieux rentrer avant que tu n’attrapes froid. Ou qu’un abruti ne passe par là et n’ait la bonne idée de mater ton derrière. Ajoute-t-il sur un ton amusé.
-Tu restes avec moi cette nuit ? Lui demandé-je sur un ton suppliant, craignant de ne le voir s’en aller une nouvelle fois. Je n’ai pas envie de devoir me séparer de lui pour le moment. Il semble surpris par ma demande. Il m’observe comme s’il essayait de lire dans mes pensées, de comprendre ce qui peut bien se passer dans ma petite tête.
-Bien sûr, si c’est ce que tu souhaites. Accepte-t-il à mon grand soulagement. Il me dépose un bref baiser sur le bout des lèvres, avant de me prendre doucement la main pour nous conduire jusqu’à mon appartement.
Une fois à l’intérieur de mon appartement, Will se rend dans ma salle de bain pendant quelques minutes. Pendant ce temps-là, j’éteins la télévision restée allumée et je déplie le lit escamotable. Je m’assois dessus, en attendant Will, mon esprit se perdant dans mes pensées. La situation est étrange. Plus je reviens dans la réalité, plus je m’en rends compte. Nous sommes comme dans un entre-deux. Que va devenir notre relation, à présent ? Que va-t-il se passer ?
Je soupire. Ce n’est pas le moment de me poser ces questions, car ce n’est pas ce soir que j’aurais les réponses.
Je m’allonge sur mon lit tandis que j’entends Will sortir de la salle de bain. Il me rejoint ensuite sur le lit, et s’allonge à mes côtés.
Nous nous observons pendant plusieurs minutes sans rien dire. Pour lui aussi, la situation actuelle doit être étrange. Lui qui était persuadé n’avoir aucune chance avec moi, doit maintenant assimiler que sa certitude était fausse. Il est parti en colère, accablé, et quelques minutes plus tard, je l’ai rattrapé et embrassé. Je n’ose pas imaginer ce qui a bien pu se passer dans sa tête.
Nous devons parler, de nous, de notre relation. Mais, cela attendra demain.
Pour le moment, épuisés par cette soirée, nous ne tardons pas à fermer les yeux pour nous plonger dans le sommeil…
* * *
Le lendemain, je suis réveillée par les premiers rayons du soleil. J’émerge doucement, tentant de me rappeler des événements de la veille. J’ai l’impression de me réveiller suite à un rêve, où mon esprit est confus entre l’imaginaire et la réalité.
Lorsque j’ouvre les yeux, je constate que je suis seule dans le lit. Je fronce les sourcils en posant ma main sur la place vide. Will était là hier soir. Will a passé la nuit ici. Ou l’aurais-je imaginé ?
Non. Quand je me suis endormie, il était là, avec moi. Il doit être quelque part. Je n’ai pas à stresser pour ça.
Je tente d’ignorer cette place vide tandis que je me redresse pour m’asseoir sur le bord du lit. Le regard dans le vague, j’essaie d’avoir à nouveau les yeux en face des trous tandis que je me remémore les événements de la veille. J’ai le sourire aux lèvres lorsque je repense aux b.aisers que nous avons échangés. L’idée même d’avoir embrassé un ami que je connais depuis si longtemps devrait me faire bizarre, mais elle me met simplement en joie. Ces b.aisers n’avaient rien de bizarres. C’était au contraire, comme une évidence.
Puis, mon cœur se serre dans ma poitrine. Bien que nous l’ayons pas clairement exprimé, nous devons parler. Discuter notre relation. Nous ne pouvons plus y échapper, maintenant que la nuit est passée.
Cessant de regarder mes pieds, je finis par relever la tête et la réponse à une de mes questions s’impose face à moi. Will n’est pas parti, il est simplement dans la cuisine. Je soupire de soulagement. Pendant quelques secondes, j’ai eu peur qu’il ait pris la poudre d’escampette.
Je souris en le voyant faire. Il n’a pas encore remarqué que je suis réveillée, trop occupé … à préparer le petit déjeuner. Cela m’intrigue, curieuse de savoir ce qu’il prépare. Je ne sais pas comment il a réussi à trouver ce qu’il faut, n’ayant pas grand chose dans mon frigo et mes placards à part un vieux paquet de céréales.
Je m’empresse donc de me lever pour aller le rejoindre dans la cuisine. Je le vois tourner la tête vers moi, me sourire avant de se concentrer de nouveau sur les toasts qu’il est en train de faire griller à la poêle.
-Bonjour. Me dit-il alors, et je le salue à mon tour. Bien dormie ?
-Oui, ça va et toi ?
-J’ai eu un peu chaud, mais ça va. Me répond-t-il avec sincérité, et je réalise alors qu’il a certainement du dormir tout habillé toute la nuit. J’espère que tu ne m’en veux pas… Mais je me permis de préparer le petit-déjeuner…
-Il n’y a pas de soucis, ne t’inquiète pas. Après tout, ce n’est pas la première fois que tu t’appropries ma cuisine. Lui rappelé-je avec amusement.
-C’est pas faux. Admet-il avec un sourire. Assis toi, c’est bientôt prêt.
Je m’exécute sans attendre, et je suis bientôt rejointe à table par Will, avec une assiette pleine de toasts grillés et d’œufs brouillés. L’odeur est alléchante et mon appétit se réveille. Je ne tarde pas à me servir, ainsi que Will. Nous échangeons quelques banalités, mais je ne me sens pas à mon aise. Des questions me taraudent et je sais que je ne parviendrai pas à me détendre complètement tant que je n’aurais pas de réponses. Je me dandine sur ma chaise, tandis que je cherche comment formuler mes interrogations et débuter la discussion.
-Will… Soufflé-je, prenant mon courage à deux mains. Je n’ose pas le regarder dans les yeux tellement je suis nerveuse. A propos de ce qui s’est passé hier soir… Euh… Qu’est-ce que nous sommes ? Par rapport à notre relation… Euh… Tu attends quoi ? Bredouillé-je, ne sachant pas si j’arrive à me faire comprendre. Mais lorsque j’observe Will, je vois qu’il me regarde avec bienveillance.
-Tu veux en parler maintenant ?
-Je préférerai, oui… Sinon, je sens que je n’arriverais pas à être complètement à mon aise…
En réponse, Will hoche la tête, comme pour me dire qu’il me comprend. Il pose sa fourchette au bord de l’assiette, et semble réfléchir pendant quelques instants.
-Grace, je pense que mes intentions sont claires. Me dit-il après avoir cherché ses mots. Je souhaite une relation sérieuse, et construire quelque chose de solide avec toi. Avoir une vraie relation de couple. Enfin, si tu es d’accord…
-Will… Je ne t’aurais pas couru après dans la rue en culotte si ce n’était pas ce que je voulais également. Lui souligné-je avec un sourire, alors que je me sens soulagée. Cela peut paraitre bête vu la tournure des événements, mais j’avais besoin de cet éclaircissement. J’avais besoin de poser des mots ce qui s’est passé et notre relation. Je le sens soulagé aussi, alors qu’il me sourit suite à ma réponse.
-Et si ça peut te rassurer, je ne m’attends pas à que tu répondes à mon « je t’aime » d’hier soir dans l’immédiat. Enfin, tant que tu ne seras pas prête… Ajoute-t-il à ma grande surprise. Je ne m’attendais pas à ce qu’il l’aborde de manière aussi directe mais je dois admettre que je lui en suis reconnaissante de l’avoir fait. J’ai bien conscience que c’est encore un peu le bazar dans ma tête et, même si je suis certaine de vouloir être avec lui, j’ai encore besoin de tout mettre au clair dans ma vie avant de pouvoir exprimer mes sentiments. D’une manière générale, si ça te convient aussi, j’aimerais que nous prenions notre temps… On se connait depuis qu’on est gosse, mais je voudrais quand même que nous prenions le temps de construire notre relation.
-Je suis d’accord. Acquiescé-je sans la moindre hésitation. Je… Je n’ai pas envie de me précipiter non plus. Avoué-je, ne pouvant m’empêcher de repenser à mes relations passées. Tout s’est fait très vite avec Arthur et, au final, nous n’avions pas les mêmes attentes. Avec Kevin, bien que tout semblait clair au début, nos attentes ont également divergé par la suite. Je tiens trop à Will pour reproduire les mêmes erreurs.
-Par contre… Ajoute-t-il ensuite, semblant être soudainement moins à l’aise. Je me demande bien ce qu’il peut bien avoir à me demander. Je… Je pense que, dans un premier temps, il vaudrait mieux que notre relation reste secrète… Et ne pas en parler au autres. M’avoue-t-il, guettant ma réaction avec inquiétude.
Je dois avouer que je suis perplexe face à sa suggestion. Déstabilisée aussi. Nous avons passé tellement de temps à nous moquer de Gabriel et Gideon qui ont essayé de cacher leur relation alors que ce n’était pas utile, que je ne comprends pas pourquoi il souhaite faire la même chose. Malgré les sentiments qu’il a exprimé, est-ce que notre relation lui poserait un problème ? A-t-il du mal à assumer être avec moi ?
-Que… Mais… Pourquoi ? Bredouillé-je, perturbée par sa demande.
-Ce n’est pas contre toi ! S’empresse-t-il de m’affirmer, légèrement paniqué face à ma réaction. Il me prend aussitôt les mains, et me regarde avec toute la bienveillance du monde. C’est simplement par rapport à ton frère.
-Quoi mon frère ? Qu’est-ce qu’il vient faire là-dedans ? Grommelé-je en fronçant les sourcils.
-Grace… Tu sais bien que le sujet de ta vie amoureuse a toujours été sensible pour Grégory…
-Oui, et alors ?
-Alors, je ne suis pas certain qu’il saute au plafond quand il apprendra que son meilleur ami sort avec sa petite sœur adorée. Soupire-t-il alors que je vois son regard se perdre derrière mon dos. Je me retourne et remarque qu’il observe la photo de mariage de mon frère et d’Alice, posée en évidence sur le plan de travail de la cuisine. Mariage durant lequel Will était le témoin de mon frère. Il y a une règle tacite qui dit qu’on ne doit pas sortir avec la sœur de son meilleur ami…
-Je suis encore suffisamment grande pour choisir avec qui je veux sortir ou non. Rappelé-je, toujours dubitative. Je ne suis pas la propriété de mon frère et il n’a jamais eu un mot à dire sur mes fréquentations.
-Certes, mais son amitié compte beaucoup pour moi. Me signale-t-il alors que je réfléchis à ses paroles. Je ne veux pas prendre le risque de perdre notre amitié… Alors, je me dis que si on attend un peu avant d’officialiser notre couple, il verra que nous deux, c’est du solide et non pas une passade…
-Et ce sera moins la soupe à la grimace quand il l’apprendra. Ajouté-je, voyant dorénavant où il veut en venir.
-Tu as tout compris. Autant je ne crains pas qu’il me mette une droite, autant je crains qu’il me fasse la tête pendant un bon moment… Ajoute-t-il alors que je me mets à imaginer mon frère tenter de frapper Will. L’image est assez drôle tellement elle est invraisemblable. Grégory ne ferait pas de mal à une mouche et serait plus ridicule qu’autre chose s’il essayait.
-Alors… Est-ce que ça te dérange que nous… Nous soyons discrets par rapport à nous deux ? Demande-t-il prudemment, comme s’il marchait sur des œufs.
-Tu crois que nous arriverons à être plus discrets que Gabriel et Gideon ? Lui réponds-je suite un ton amusé, me rappelant que nous les avions grillé avant même qu’ils ne soient ensemble.
-En tout cas, nous avons l’avantage de pouvoir tirer une leçon de leurs erreurs. M’assure-t-il, tout aussi amusé par cette perspective de faire mieux que mon cousin et mon meilleur ami. En tout cas, tant que je me suis pas pris une soufflante par ton frère, on peut estimer que notre discrétion fonctionne.
-Tsss, je suis sûre qu’il le prendra bien.
-Tu dis ça mais tu ne l’as jamais entendu maudire Arthur ou Kevin sur 10 générations.
-J’ai plein de dossiers sur lui. Et je n’hésiterai pas à m’en servir si jamais il t’embête trop. Lui affirmé-je, ce qui ne manque pas de le faire rire.
Nous terminons ensuite le petit-déjeuner dans la bonne humeur. Je file ensuite dans la salle de bain pour m’habiller, tandis que Will s’occupe de faire la vaisselle. Je lui ai dit que ce n’était pas la peine, quand je m’en occuperai plus tard, mais il n’aime pas l’idée de laisser de la vaisselle trainer dans l’évier. J’avais presque oublié que Will a tendance à être maniaque. J’espère qu’il a conscience dans quoi il s’engage, avec une bordélique comme moi…
Lorsque je sors de la salle de bain, Will y va à son tour pour se débarbouiller. Puis, il m’annonce qu’il va devoir y aller. Il doit rentrer chez lui se changer avant de partir au travail. Je suis un peu déçue de le voir partir si tôt, mais il n’y a pas le choix. Et puis, il me promet que nous nous reverrons très vite, rien que tous les deux. Je suis ravie par cette idée, et je le raconte jusqu’à l’entrée. Avant de partir, il me prend dans ses bras pour m’embrasser. Au contact de ses lèvres, je me sens comme sur un petit nuage. J’ai un pincement au cœur quand il part, mais il faut bien qu’il aille travailler. Une fois seule, je réfléchis à mon programme de ma journée de repos, et je réalise une chose.
Que si je veux commencer sereinement cette nouvelle relation, il va d’abord falloir que je fasse un peu de ménage…

































































