Génération Jaune – Génération 3 – Chapitre 53
Grace
Les vacances avancent avec une vitesse folle, mais j’en profite à fond pour m’améliorer en snowboard. Entre deux visites de la ville, les vieux nous laissent faire ce que l’on veut, alors je fonce directement vers les pistes. Je m’éclate à les dévaler à toute vitesse et, petit à petit, je gagne en équilibre et en aisance. La vitesse ne me fait plus peur et je m’amuse comme une folle !
Petit à petit, je commence à me sentir pousser des ailes. Je ne me contente pas de glisser sagement sur la poudreuse, mais je tente aussi de faire des figures. Je suis moins raide sur le snowboard et je prends plus de risque pour tenter de faire quelque chose de plus stylé ! Je me suis loupée plusieurs fois, mais j’ai des os solides, alors je remonte sur mon snow sans le moindre problème ! Et puis, c’est en essayant encore et encore qu’on finit par y arriver.
Grégory dit que je me la pète avec mes figures, mais c’est juste qu’il est jaloux car il n’arrive pas à faire la même chose. En vrai, je vois bien qu’il est admiratif de ce que j’arrive à faire en l’espace de quelques jours.
Il faut dire que je m’en donne les moyens. Dès que les vieux nous accordent du temps libre, je l’occupe sur les pistes, jusqu’à la tombée de la nuit. Je veux être la meilleure en snowboard, et j’adore les sensations que cela procure ! J’ai l’impression d’être libre et d’être capable de tout faire quand je m’envole pour faire une figure !
La fin des vacances finit par arriver, et je profite à fond des derniers instants qui nous restent au Mont Komorebi. Du coup, je ne reste pas sagement sur les pistes pour débutant et je m’aventure sur des pistes plus risquées mais qui procurent davantage d’adrénalines ! Un gros rocher sur le chemin ? Même pas peur ! Je glisse, et je m’envole en réalisant fièrement une figure ! Je ne fais pas attention au vide qu’il y a sous moi et je profite de l’instant présent ! C’est tout bonnement incroyable !
Après cet instant, je ne tarde pas à me mettre en position pour atterrir le mieux possible sur le sol -et sans me casser la figure de préférence. J’y arrive sans problème et je continue de glisser le long de la piste avec plaisir. Cette piste est davantage arborée par rapport à celles que j’ai pu faire, et cela rend rend la vue plus agréable ! Bye bye la vue de la remontée mécanique, bonjour celle sur les sapins enneigés !
Je prends de plus en plus confiance en moi, et je tente des trucs que jamais je n’aurais cru être capable de faire. Comme m’élancer le plus rapidement possible sur un rocher pour faire une pirouette dans les airs. C’est un truc de malade, complètement délirant, et pourtant, je le fais sans la moindre hésitation. Pendant que je suis dans les airs, j’ai l’impression d’être un oiseau ! Et le plus impressionnant dans tout ça, c’est que j’arrive à retomber sur mes deux jambes sans me faire mal ! Il n’y a pas à dire, je suis vraiment douée en snowboard !
Heureusement que Maman ne me voit pas faire, sinon elle ferait une syncope !
Il n’y a vraiment pas de quoi en plus. Je suis sage la plupart du temps !
Et puis, de toute façon, les vieux ne sont même pas là et ne profitent quasiment pas des pistes. Papa, ça se comprend. A son âge, il vaut mieux éviter tout risque de fracture du col de fémur. Et Maman, je crois que c’est pas son truc. Je l’ai vu sur des skis, c’est pas beau à voir. L’avantage, c’est que je ne les ai pas sur mon dos ! Sinon, je ne pourrais absolument rien faire et j’aurais l’impression d’être une enfant de 5 ans !
Pour le dernier jour des vacances, je crois qu’ils ont enfin décidé de se poser. Ils ont dit qu’ils iraient à l’onsen, machin chose. Il y a une source chaude je crois là-bas. C’est pour se détendre. Si ça pouvait détendre suffisamment Maman pour qu’elle s’inquiète moins, ça serait vraiment top ! Et puis, ça peut pas leur faire de mal d’être juste tous les deux, sans Grégory et moi sur leur dos. Ils ont le droit aussi de s’accorder du temps pour eux quand même -et ça nous fait des vacances, à nous aussi.
* * *
Aujourd’hui, les vacances se terminent. Nous rangeons nos affaires, les vieux rendent les clés de la maison et direction l’aéroport pour rentrer à la maison. Lorsque nous atterrissons à Oasis Springs, la différence de température est flagrante ! Nous avons beau être en hiver, il y fait toujours aussi chaud ! C’est l’idéal pour Maman, mais la neige commence déjà à me manquer !
Avant de rentrer à la maison, nous nous arrêtons chez Tonton et Tata. Les vieux leur ont acheté des cadeaux, pour leur faire plaisir et aussi pour les remercier d’avoir gardé Comète pendant notre absence. Elle nous fait une fête pas possible dès qu’elle nous voit, on dirait qu’elle nous a pas vu depuis 2 mois ! Elle nous aboie joyeusement dessus, et nous saute dessus avec enthousiasme. Elle est vraiment trop adorable !
Quand on rentre enfin à la maison, Comète ne nous lâche pas d’une semelle, comme si elle avait peur que nous l’abandonnions à nouveau. Du coup, je prends le temps de jouer un peu avec elle, histoire de lui faire plaisir et de la fatiguer un peu.
Maintenant que nous sommes rentrés, il faut que j’occupe mon temps autrement. Fini les pistes enneigées, bonjour le panier de basket ! Les sélections pour intégrer l’équipe de basket du lycée ont lieu juste après les vacances scolaires, et je veux absolument entrer dans l’équipe !
Et pour cela, il n’y a pas 36 milles solutions : il faut que je m’entraine !
Souvent, Tonton vient à la maison et il me donne quelques conseils. Il fait du mieux qu’il peut étant donné qu’il était footballer et non basketteur, mais je prends tout ce qui peut m’être utile pour m’améliorer et atteindre le plus haut niveau !
Je me donne à fond pour ça. Je suis incapable de tenir en place, et intégrer l’équipe de basket du lycée serait une bonne opportunité pour moi. Si je parviens à briller suffisamment durant les matchs et montrer de quoi je suis capable, peut-être que je parviendrais à attirer l’attention d’un entraineur professionnel, qui sait ?
Mais pour le savoir, je dois absolument être la meilleure, et montrer que je suis indispensable pour l’équipe pour pouvoir gagner les futurs matchs de la saison.
Maman râle car elle estime que je passe trop de temps à jouer au basket par rapport à mes devoirs. Mais je m’en fiche, ce n’est pas en faisant mes devoirs de maths que je vais devenir une championne de basket !
Mais je prends quand même le temps de me reposer le soir. Par moment, j’aime bien me tenir tranquille dans ma chambre, sans jouer et sans que l’on vienne m’embêter.
Ou alors, j’adore squatter la chambre de mon frère pour jouer à la console avec lui.
Ce soir, il est au téléphone avec Alice. Elle est à Del Sol Valley pour passer du temps avec sa sœur pendant les vacances, et ils s’appellent quasiment tous les soirs. Par moment, j’entends quelques mièvreries à travers la porte, et je rigole toute seule. Je ne dis rien car ils sont quand même mignons tous les deux, mais ça me fait rire.
Quand je rentre dans ma chambre après avoir pris ma douche, je vois que j’ai un appel manqué sur mon portable. Je m’empresse de regarder et je rappelle Gideon dans la foulée. Je pense savoir de quoi il veut me parler ! Ou plutôt de qui !
-Tu vois, je te l’avais dit qu’elle en avait rien à péter de Will en vérité ! M’exclamé-je quelques minutes plus tard, après que Gideon m’ait raconté ce qu’il a entendu dans l’après-midi. C’est que du flan !
-C’est surtout complètement débile. Soupire en réponse Gideon, alors qu’Olive m’agace de plus en plus. Sérieux, on dirait une gamine.
-Ca, je te le ferai pas dire !
-Tu veux toujours mettre notre plan en application ? Me demande-t-il ensuite, sur un ton prudent. Je fais mine de réfléchir un instant. Notre plan, nous l’avons mis au point pendant que j’étais au Mont Komorebi. En soi, c’est tout aussi débile que l’attitude d’Olive -et c’est d’ailleurs pour cela que nous n’en parlons à personne- mais il faut bien jouer selon ses propres règles pour lui faire manger la poussière !
-Bien sûr ! Dès la rentrée, on exécute notre plan ! Et toi, tu es sûr que ça va aller ? Je sais bien que tu ne fais pas ça juste pour embêter Olive …
-Ca va aller, t’inquiète pas. C’était mon idée.
-Ouais, ‘fin, quand même…
-T’inquiète. Bon, je vais te laisser. Je t’appelle si j’ai du nouveau.
-Ok, pas de soucis, bye. Lui dis-je avant de raccrocher.






















































